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Découvrez  l’Histoire secrète des figures du monde de Trinités, dotez votre Trinité  de pouvoirs inédits et vivez des aventures contemporaines en lien avec  ces temps anciens. Ce livret présente une figure mythique du passé, un  héros comme vie antérieure pour une Trinité ! Ainsi, un joueur peut  singulariser son personnage, tant en termes de background que de règles.  Une même Vie antérieure ne peut bien sûr être choisie que pour un seul  personnage d’une même table de jeu.

Ce fascicule concerne Cassiopée, la mythique souveraine africaine.

De nombreuses légendes évoquent la beauté et les richesses de la plus  mystérieuse des souveraines, la reine de Saba. Une chose est certaine,  appelée Makéda en Éthiopie ou Balkis dans la tradition coranique,  Cassiopée chez les Grecs ou encore évoquée dans les récits bibliques, la  reine du Sud a marqué l’Afrique de son empreinte.

La légende de Cassiopée

Dans les mythes grecs, Cassiopée apparaît comme la femme du roi  d’Éthiopie Céphée. D’une grande vanité, elle est punie par les dieux  pour avoir prétendu que sa beauté dépassait celles de certaines figures  du panthéon hélène. Elle est ainsi obligée de sacrifier sa fille,  Andromède, à un monstre marin envoyé en châtiment. Le héros Persée sauve  Andromède en tuant la créature.

Makéda l’Éthiopienne

Les légendes africaines du Tigré content qu’en des temps reculés, le  peuple d’Éthiopie adorait Aroué, le Grand Serpent, également nommé  Wainaba, à qui était offert en sacrifice annuel une jeune vierge.  L’histoire dit qu’un jour, le malheur s’abattit sur la famille d’une  adolescente nommée Makéda. Celle-ci fut livrée en offrande au Serpent  Roi. Elle fut sauvée par l’intervention d’un étranger, Angabo, qui  affronta Aroué et le tua. Angabo et Makéda furent alors fêtés par le  peuple éthiopien et intronisés couple royal. La légende de la  mystérieuse reine de Saba était née.

La reine de Saba biblique

Selon l’Ancien Testament, le grand roi Salomon, envoya son  architecte, Hiram, chercher de l’or nécessaire à la construction du  temple qu’il édifiait pour Yahvé. Hiram s’embarqua pour Ophir, une  région d’Éthiopie que l’on disait regorger de mines aurifères. Sa visite  incita la reine de Saba à rendre visite à Salomon et vérifier sa sagesse, son sens de la justice et de la paix. Le Livre des Rois décrit  leur étonnante rencontre. L’émerveillement des deux souverains fut  réciproque.

La reine resta admirative devant la sagesse et les richesses du roi  et le fils de David fut subjugué par la beauté et l’intelligence de  l’Éthiopienne. Ainsi le montre le Cantique des Cantiques, attribué à  Salomon, qui serait une ode à la beauté de la sensuelle reine du Sud.  Les deux souverains se livrèrent à un jeu de séduction mêlant énigmes,  cadeaux, tentations, avant de s’unir. La liaison fut intense mais brève  et quelques mois plus tard, la reine de Saba retourna en Éthiopie. Dès  lors, Salomon obtint d’elle tout l’or d’Ophir dont il avait besoin pour  son Temple.

La légende de la reine de Saba est associée également à celle de  l’Arche d’Alliance dans le Kebra Nagast ou Gloire des Rois, traduction  en langue sémitique guèze d’un ancien document copte. De retour  d’Israël, la reine de Saba accoucha d’un fils, Ménélik. Après quelques  années, le temple de Jérusalem fut achevé, malgré la mort d’Hiram tué  par des apprentis jaloux de son savoir.

En Éthiopie, Ménélik, devenu un homme, voulut voir son père et Makéda  l’envoya à Jérusalem. Là-bas, il rencontra Salomon mais quitta la ville  en volant l’Arche d’Alliance entreposée dans le Temple. Le Kebra Nagast  raconte qu’accompagné de quelques lévites, Ménélik rapporta le précieux  butin jusqu’en Éthiopie et le cacha sur une île du lac Tana